Les femmes et leurs roupettes

dessins 2Rassurez-vous messieurs, les femmes ne se sont pas réveillées un jour avec une paire de couilles… Quoi que !

Aujourd’hui, les femmes sont présentes sur tous les fronts : elles gagnent leur pain quotidien, ( toujours 20% de moins que les hommes !), bricolent, payent leurs factures, assurent les gosses, gèrent leur business, sortent, se battent, assument leurs désirs sexuels et affectifs, ouvrent leur gueule (ça c’est sûr !!)… Bref, les femmes assurent et pour ça, elles en chient. Inévitablement, elles sont devenues particulièrement exigeantes.

Si vous lisez KroNiqueuse de vies, ceci vous sera familier :

– Bon, il vient me baiser là, j’en peux plus
– S’il ne bande pas, je me casse !
– Putain, même pas foutu de payer la pension alimentaire !
– Tu crois qu’il me l’aurait dit en face ?! Non, une vraie couille molle! ( à paraître le 7 décembre)

Il faut le dire : les mecs ont la pression ! Au risque de finir sur la touche, l’homme du 21ème siècle doit être :

Viril, mais pas trop, sinon bobonne le met au pas ou se barre.
Sensible, mais pas trop, sinon bobonne prend le dessus.
Rigolo, mais pas trop, sinon bobonne ne le prend pas au sérieux.
Sérieux, mais pas trop, sinon bobonne s’emmerde.
Beau, mais pas trop, sinon bobonne est jalouse.
Un bon coup au pieu, à fond les ballons !! Sinon bobonne va se faire baiser ailleurs.

Avant, on attribuait systématiquement à la gente masculine, ce genre de réflexions :
– Je veux juste baiser
– Elle est bonne, des gros seins comme j’aime
– Je ne touche pas une casserole, c’est bobonne qui s’en charge
– Fais lui miroiter le prince charmant, elle sera toute à toi

Haa le bon vieux temps !
Oui, les choses ont changé… Non, pardon : les femmes ont changé. Les femmes ont appris, elles se sont adaptées, ont intégré les codes masculins et pas forcément de la meilleure des manières. Résultat :
– Il me saute et il se casse
– S’il en n’a pas une grosse, ça m’intéresse pas
– Le mien,  il passe l’aspirateur toutes les semaines !
– Fais lui croire qu’il va te sauter, il te mangera dans la main

Où sont les hoooooommes, avec toute leur testostéroooone ?!

Où sont les hommes, les hommes, les hommes…?
Bah…ils sont perdus !
Oui, se positionner face à des femmes qui agissent de plus en plus sur un modèle qui leur était originairement attribué, ça pose quelques soucis d’orientation. Où sont les femmes fragiles qu’ils devaient protéger ?

Bah… elles sont toujours là !
Mais, force est de constater que sous la pression, elles se sont « masculinisées ». Merci qui ? pfiou… disons en vrac : les modèles misogynes de nos sociétés, l’individualisation, la chosification du corps de la femme, la violence, les crises économiques, la nécessité d’émancipation…

Pourtant, elles aiment s’octroyer la possibilité d’être plus « féminines »… mais sont souvent terrorisées de laisser apparaitre une fragilité qui risquerait de déclencher chez le mâle, un réflexe de coup d’état voulant mettre au pas la femelle redevenue soumise. La féminité serait-elle vécue comme une fragilité et la masculinité, comme une force ? Mais c’est quoi ces concepts, la ?! Oui messieurs, les femmes sont aussi un peu perdues !

– Elles veulent être l’égal de l’homme… qu’elles assument ! disent beaucoup. En fait d’égalité, je pense que les femmes sont surtout en quête d’équité. Ce qu’on veut, c’est que nos atouts, parties prenantes de notre féminité, soient aussi valorisants et respectés que ceux des hommes et de leur masculinité.

On sait toutes, par exemple, que les hommes sont, en moyenne, physiquement plus forts que nous. Ils sont différents. Bah oui, ils ont un kiki, nous, une nénette ok…. Mais finalement ce qui est important, se sont les « couilles » hein ?! Au sens figuré, entendons-nous bien !

Mais au fait, ça veut dire quoi « avoir des couilles » ? Être courageux, solide, autonome, parfois même cruel et insensible pour prendre les décisions qui s’imposent…?  Ok. Ça, nous aussi on sait faire, parfois même bien mieux que vous et on le prouve tous les jours.  Alors pourquoi continue-t-on d’attribuer tout ça aux « couilles » ? On ne vous rappelle pas à chaque fois qu’on fait un truc, qu’on a une foufoune ! Bon, c’est vrai qu’on le fait de plus en plus : nécessité de reconnaissance identitaire face à la couillification des valeurs de ce monde… Et si on arrêtait carrément de sexualiser des concepts qui n’ont pas à l’être  ?

Bon, messieurs, fini de vous les gratter, je crois qu’il est temps de repositionner vos roupettes ! On serait même prêtes à vous y aider…

La KroNiqueuse

Illustration de Manouch’ (tu déchiiiiiiiiiiires !!)

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