Les enfants des autres

enfant

Quasiment tous les matins,
Je me lève à 6h30,
Réveille ma louloute à 7h,
Pour filer dans l’immeuble voisin,
Où deux enfants sont seuls,
Parce que la maman part bosser aux aurores.
On speed et se dépêche,
Dans la nuit à peine achevée,
Pour que les filles ne se réveillent pas,
Sans personne à leur chevet,
Même si l’une a passé l’âge de raison,
Depuis trois ans maintenant,
Qu’elle gère le réveil de sa sœur,
On essaye d’être là avant,
Question de confiance pour elles,
D’engagement pour moi.
Depuis quelques mois je vois ces petites filles,
Quasiment tous les jours,
Elles dorment à la maison certaines nuits,
Leur mère est une amie,
Elles sont donc devenues
Partie prenante de nos vies,
Dans mon élan j’ai effectivement,
Commencé à gérer les filles,
Comme si elles étaient mes enfants.
On tape des bons délires,
On chante sur le chemin de l’école,
Mais je les gronde quand elles abusent,
Je puni parfois la petite,
Et remet la grande à sa place,
Quand celles-ci les dépassent,
Ces fameuses limites,
Que j’impose aussi à ma fille.
Pas de deux poids deux mesures,
Tout le monde est à la même enseigne,
Il n’y a pas de favoris,
Tout le monde peut -être puni,
Car les règles sont les mêmes,
Que tu viennes ou pas,
Du même utérus que la mienne.
J’ai du prendre trop de place,
Ou pas assez respecter les règles de leur maison,
Que je ne connais pas assez,
Parce que me voilà faire face,
À la mère qui ne sait pas me dire,
Qu’en fait ce n’est pas son délire,
Qu’elle cherchait une nounou,
Pas une amie qui gère ses louloutes,
Certes elle me file un billet,
Elle a insisté pour me payer,
Malgré des réticences
J’ai finalement accepté,
Sans prendre conscience,
Qu’apparemment cette dépense,
Pourrait finir par entacher,
Si fortement notre amitié.
Me voilà parait-il trop impliquée,
Outre passant mon rôle,
On n’arrive pas à en discuter,
Elle m’a juste annoncée,
Entre deux portes à l’arraché,
Qu’elle sentait que ça allait,
Carrément niquer notre amitié !
J’en ai pas dormi de la nuit,
Le lendemain, texto à l’appui,
Je lui envoi un message qui lui dit,
Que j’allais tout abandonner,
Et que je voudrais en parler.
Vénère elle répond que tant pis,
Elle aime pas la manière de faire,
Que j’aurai pas du lui dire par SMS,
Elle pense pas qu’on en parlera,
Et qu’elle me paiera avant la fin du mois…

Nom de code : Yasmine

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