Cuvée spéciale du 36

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Quand j’étais adolescente,
Je détestais tout ce qui avait un lien,
Avec les forces de l’ordre,
Je penchais plus,
Pour le côté voyou,
Que pour le côté ripou,
Je détestais ces gros bourrins,
Qui se prenaient pour des cowboys,
Et débarquaient dans nos quartiers,
Piquer nos barrettes de shit juste pour faire chier,
Ou pour avoir de quoi fumer,
On passait nos soirées à les éviter,
Nous les filles étions blindées,
D’armes, de shit…d’illégalité,
Parce que dans la police,
Y avait pas de parité,
Et qu’évidemment pour se faire palper,
Faut être doté de la même entité,
Je me souviens qu’à cette époque,
J écrivais avec mes potes,
Sur les murs délavés :
« Niquez vos mères les policiers, »
Pourtant, plus de dix ans après,
La police m’a bien baisée !
Je ne sais pas comment ça s’est fait,
Mais il y a un condé,
Qui m’a transformée.
Rien que d’en parler,
J’en suis toute excitée,
Lorsqu’on s’est rencontré,
On a bien discuté,
On a commencé à s’amuser…
Et en matière de jeux,
Les flics, y a pas à dire,
Ils sont bien entrainés !
Je l’ai apprécié,
Il n’a pas essayé de m’impressionner,
Comme d’autres font pour serrer,
Je ne peux pas vous donner,
Les détails de tous les endroits,
Où comme des bêtes on a baisé,
Mais dans le camion de surveillance,
Il m’a fait jouir jusqu’à la transe,
Il est  prévu qu’il m’arrête,
Pour me faire ma fête…
Chuuutttt, c’est classé secret défonce !
Je ne sais pas comment vous dire,
Avec lui il y a un truc,
J’ai beau être dingue de sa queue,
J’ai beau lui décrire,
Comment me prendre et me faire jouir,
Chose que je n’avais jamais osé dire,
Je n’ai nullement l’impression
De passer pour une pute,
Peut être que je sais,
Que lui, il sait ce que c’est,
Une vraie prostituée,
Et que baiser comme des tarés,
Ne veut pas dire se faire payer,
Et puis au stade d’élite où il est,
Ce genre d’amalgame vite fait,
Il ne peut pas se le permettre.
Je ne sais pas trop,
Pourquoi je lui fais tant confiance,
Pourquoi avec lui c’est si facile,
Si bon, si naturel,
Pourquoi avec lui,
J’assume d’être sa salope,
J’assume mes mots crus,
De lui dire « prends-moi le cul !»
Et ce qui est sûre,
C’est que d’être à ce point détendu,
Ça m’a rendu dingue de lui,
De son corps et de son statut,
Est-ce que c’est parce que c’est interdit,
De l’anti-flic qui couche avec « l’ennemi » ?
Ou est-ce que finalement,
C’est admettre que flic ou voyou,
C’est le même bagout ?
Après tant d’années,
Tout ça c’est du passé,
Aujourd’hui, pour être honnête,
Je me fous pas mal des préjugés,
Parce que croyez-moi ce keuf là,
Je le garde sous mes draps !

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